Bangkok, l’armée rentre en scène

THAILANDE, crise politique : l’armée rentre en scène discrètement.

(les tensions se calment…)

De Philippe Plénacoste (www.gavroche-thailande.com)

Avenue Ratchadamri, ce matin, des militaires sont positionnés à proximité du quartier général de la police (M.C./Gavroche)
Avenue Ratchadamri, ce matin, des militaires sont positionnés à proximité du quartier général de la police (M.C./Gavroche)

La loi martiale a été déclarée depuis ce matin dans tout le pays. L’armée prend le contrôle des opérations de sécurité alors que la tension était montée d’un cran à Bangkok entre opposants et sympathisants au gouvernement intérimaire qui reste en place. Une opération destinée avant tout à diminuer le risque de violence et rassurer la population (et les touristes), pour un temps.

Les Thaïlandais se sont réveillés ce matin avec une nouvelle qui n’a pas vraiment surpris beaucoup de monde, voire même rassurée : l’imposition de la loi martiale sur l’ensemble du territoire par le général Prayuth, chef des armées, diffusée sur toutes les chaînes de télévision.

Dans le quartier des affaires de la capitale thaïlandaise, à l’heure de pointe ce matin, rien n’avait pourtant changé : comme chaque jour, transports en commun et rues étaient bondés, chacun se rendant à son travail ou à l’école sans se soucier de la présence de militaires, d’ailleurs invisibles.

Car ni blindés, ni troupes n’ont été déployés dans les rues cette nuit après l’annonce à 3 heures du matin de la loi martiale. Seuls quelques lieux stratégiques, comme les chaînes de télévision, étaient gardés par des militaires en tenue de combat et armés.

Devant le siège de la police, sur Rama I, trois jeeps équipées de fusils mitrailleurs attiraient la curiosité des passants qui se prenaient en photo pour alimenter les réseaux sociaux. Un butin d’images bien maigre pour la presse étrangère également sur le pied de guerre et qui se demandait, elle, comment alimenter les rédactions…

Dans le quartier de Ratchadamnoen, autour du Monument de la Démocratie et du Palais du gouvernement, investi par les opposants anti-gouvernementaux du PDRC emmenés par Suthep Thaugsuban, aucun barrage, ni la moindre présence militaire…

Avec leurs treillis noirs, leurs fausses Ray-Ban, leurs tatouages sur une peau tannée par le soleil du Sud d’où la plupart sont originaires, les gardes du PDRC, cible d’attaques à main armée régulières, semblaient bien plus détendus que d’habitude et levaient à peine le nez lors du passage des barrages.

A l’intérieur du village où des milliers d’irréductibles campent dans les rues depuis plus de six mois, chacun vaquait tranquillement à ses occupations, les uns jouant au makruk, le jeu d’échecs thaïlandais, les autres préparant le premier repas de la journée ou sortant des douches mobiles installées sur les trottoirs.

Près du siège des Nations Unies, quartier général des gardes du PDRC, on regardait d’un œil un écran de télévision où Abhisit, leader du parti d’opposition Démocrate, soutien politique et financier du mouvement, commentait la situation.

En face du Palais du gouvernement, là où Suthep, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour insurrection avec une trentaine d’autres leaders du mouvement, s’est installé avec la bénédiction des militaires, tout était calme et rien ne laissait transpirer une quelconque tension.

Coup d’Etat ou pas coup d’Etat ?

Depuis ce matin, les commentaires et « analyses » sur les réseaux sociaux tournent autour de la même question : le contrôle des opérations de sécurité par l’armée est-il l’antichambre d’un coup d’Etat miliaire ?

Si on ne peut pas l’affirmer avec certitude, tellement les acteurs de ce conflit nous ont habitués à un jeu de dupe, il semble que non. Du moins pas dans le sens « militaire » du terme.

Conseil de prudence de l’ambassade de France en Thailande

Conseils de prudence (07/01/2014)

Depuis le lundi 5 janvier 2014, l’opposition anti-gouvernementale organise des marches de protestation dans le centre de Bangkok, ainsi que des actions de mobilisation en province. Ces opérations visent à préparer la paralysie du centre de la capitale thaïlandaise à partir du lundi 13 janvier, théoriquement jusqu’à la démission du Gouvernement.

Les vingt points de rassemblement annoncés, à ce jour, sont les suivants :
- le carrefour d’Uruphong (quartier ministériel)
- le carrefour de Charoenpol (avenue Rama IV)
- le quartier de Hua Lamphong (avenue Rama IV, où se trouve la gare de Bangkok)
- le quartier de Bang Rak (où se trouve l’Ambassade)
- le quartier de Silom (où se trouve le centre commercial Central Silom – Rama IV)
- le quartier de Sam Yan (avenue Rama IV)
- le carrefour de Phaya Thai
- le quartier de Ratchatewi (avenue Petchaburi)
- la place du monument de la Victoire (Victory Monument)
- la place du Siam (Siam Square – avenue Rama I)
- le carrefour de 5 voies de Lat Phrao
- le quartier de Din Daeng
- le quartier de Pratunam
- le carrefour de Ratchaprasong
- le parc Lumpini
- la rue Klong Toei
- le carrefour d’Asok (où se trouve le centre commercial Terminal 21),
- l’avenue Ratchadamnoen (quartier ministériel)
- le carrefour de Phetchaburi
- l’avenue Yaowarat (dans le quartier chinois).

Les rassemblements se concentreraient d’abord dans sept parties de la ville : Pathumwan (où se situe Bangkok Art and Culture Center), Ratchaprasong, Lumpini, Asok, Monument de la Victoire, Lat Phrao et Chaeng Wattana. Des marches seraient aussi organisées, notamment dans le quartier de Thon Buri.

Ces points recouvrent l’étendue des quartiers commercial et financier de Bangkok (à partir des avenues de Petchaburi et de Rama I sur laquelle se trouvent les grands centres commerciaux de la capitale – Siam Paragon, Central World, MBK…), ainsi que ceux de Bang Rak, China Town et du quartier ministériel (avenue de Ratchadamnoen).

Les organisateurs de ce mouvement affirment qu’ils n’ont pas l’intention d’entraver les transports en commun (bus, BTS et métro) ou de bloquer les aéroports. Il convient néanmoins de tenir compte de probables difficultés de circulation et donc d’anticiper tout déplacement dans la ville, notamment vers les aéroports, en se ménageant une marge de temps confortable.

Il est impératif d’éviter tout rassemblement et toute manifestation qui pourraient dégénérer et devenir violents.

publié sue le site de l’ambassade de France en Thailande le 7 janvier 2014
Carte des transports publics de Bangkok

Carte des transports publics de Bangkok

La Thaïlande en juillet

La météo en Thaïlande en juillet

En règle générale, la Thaïlande bénéficie d’un climat tropical dans le centre et le nord (climat à deux saisons). De fin mai à octobre, la mousson du sud-ouest amène des précipitations abondantes, les vents venant de l’océan Indien véhiculant des masses d’air chaud et humide.

La thaïlande en juillet c’est un peu comme en juin

Bien que le mois de Juillet soit dans la continuité du mois de Juin, à peu près la même pluviométrie et les mêmes températures, il marque cependant le début d’une hausse constante du niveau des pluies ainsi qu’un léger rafraîchissement des températures.

Mais toutes les régions du pays ne sont pas à la même enseigne.

Le changement le plus radical s’effectue dans la région de Koh Chang (à l’Est du golfe du Siam) et du côté de la mer d’Andaman (Phuket). Ces deux régions voient en effet, à cette époque, une nette augmentation de leur pluviométrie. Pour preuve, le département Thaïlandais de la météo, prévoie pour Juillet 2013 des précipitations moyennes de l’ordre de 240/290 mm à Koh Chang et de 280/450 mm dans la mer d’Andaman. Alors que par exemple il prévoie seulement 140/190 mm dans le nord et de 90/130 sur Koh Samui.

Côté température, à cette époque de l’année, toutes les régions se ressemblent puisque les prévisions s’établissent autour de 23°C minimum à 34°C maximum.

 

Dans le nord, à Chiang Mai, Juillet est le premier mois très humide de l’année. Les précipitations peuvent y être abondantes, pouvant même entrainer quelques inondations dans la ville.

 

Dans le Nord-Est, la région de l’Isan, le temps, comme en Juin est chaud et humide. La province de Nakhon Phanom, la plus à l’Est, voie elle, un très net accroissement des pluies.

 

Dans le Sud-Est, Juillet ressemble énormément à Juin. Chaud et humide. Même si sur les îles du golfe du Siam, Koh Tao, Koh Phangang et Koh Samui, il pleuvra beaucoup plus que sur les villes côtières comme Hua Hin ou Prachuab Kirikhan. Il pleuvra donc mais vous trouverez aussi des périodes de grand ensoleillement, ce qui fera de ces îles une destination privilégiée.

 

Sur la côte Sud-Ouest (Phuket), le temps sera également humide avec une mer agitée. Les pluies y seront abondantes. Les touristes auront tendance à se détourner de cette région, ce qui entrainera des fermetures provisoires de certains hôtels et guesthouse. Pensez-y lors de vos réservations d’hébergement.

La Thailande en juilletEn conclusion, le mois de juillet est un mois de transition entre la fin de la saison chaude et le début de la saison des pluies. Le temps y sera généralement chaud et humide et les pluies seront abondantes dans certaines régions du pays, le Nord et le Sud-est et le Sud-Ouest. Si vous visitez la Thaïlande à cette époque, prévoyez peut être de privilégier la région Nord par exemple, qui sera tout de même plus fraîche et plus agréable.